Assurances auto et MRH :
à quels tarifs s’attendre en 2016 ?

Selon le cabinet de conseil Facts & Figures, les tarifs des assurances auto et des contrats multirisques habitation ne devraient que peu augmenter en 2016, les hausses restant comprises entre 1 et 2% maximum. Mais la facture pourrait significativement grimper pour certains assurés.
Explications.

Rassurez-vous, les tarifs de vos contrats d’assurance auto et multirisques habitation ne devraient pas flamber en 2016. Et c’est en grande partie grâce aux assurés eux-mêmes qui ne tolèrent plus de hausse des primes, constate le cabinet de conseil Facts &  Figures dans la 5ème édition de son baromètre sur les assurances dommages dévoilé le 21 octobre 2015.

Le fondateur de Facts & Figures Cyrille Chartier-Kastler est formel, « les politiques de hausse des tarifs ne marchent plus et nous constatons une décélération des augmentations ces dernières années ». Les assureurs n’ont donc pas d’autre choix que la stabilité ou la baisse de leurs primes pour attirer de nouveaux assurés et surtout les fidéliser dans le temps.

Au maximum 1% de hausse sur les contrats auto

C’est pourquoi, sur la période 2013-2015 les mutuelles sans intermédiaire (comme la Maif, la Macif…) n’ont augmenté leurs primes que de 1,1% sur les contrats auto et les agents généraux (comme Axa, Allianz, Generali…) que de 2,4% en moyenne.

Pour 2016, le cabinet de conseil prévoit une hausse contenue entre 0,5 et 1% des primes. « La profession ne peut plus se permettre d’afficher des taux de hausses supérieurs, car ceux-ci conduisent à des résiliations ou des renégociations », analyse Cyrille Chartier-Kastler. Ce dernier va même jusqu’à avancer que si les assureurs se risquent à relever leurs primes de 2 à 3%, la fuite des souscripteurs sera immédiate. En effet, la résiliation à tout moment au bout d’un an permise par la loi Hamon depuis le 1er janvier 2015 séduit les assurés. Ce motif est évoqué dans plus d’une rupture de contrat sur deux, selon le comparateur d’assurances AcommeAssure.

Ces douces augmentations ne seront cependant pas sans conséquence. Facts & Figures pointe que pour tenir leurs engagements tarifaires, les compagnies d’assurance devraient toutefois revoir leur niveau de garanties à la baisse. « Il est facile d’ôter la garantie assistance par exemple », appuie le fondateur du cabinet.

Plus d’incertitude sur les MRH

Entre 2013 et 2015, les tarifs des assurances multirisques habitation (MRH) pratiqués par les mutuelles sans intermédiaires ont progressé de 2,7% en moyenne et ceux des agents généraux de 3,6%. Globalement, tous les distributeurs confondus ont augmenté leurs cotisations MRH de 3,1% en moyenne sur 3 ans, contre 1,6% sur la même période pour celles des contrats auto.

Ainsi, pas de miracle, Facts & Figures table sur une hausse des tarifs des MRH comprise entre 1 et 2% en moyenne en 2016. « Mais on aura des extrêmes à 0% et à 5% voire au-delà  », précise Cyrille Chartier-Kastler. Les augmentations resteront modestes sur les biens les moins exposés, à savoir « situés à l’étage dans des zones non inondables » et seront en revanche plus fortes pour ceux loués, notamment « les maisons situées en zones inondables et les biens au rez-de-chaussée », détaille le baromètre. « Le risque habitation est fortement lié au climat, comme l’ont récemment montré (à nouveau) les inondations dans le Sud-Est », explique le fondateur du cabinet.

Des primes « sur-mesure » en fonction du profil de l’assuré

Le cabinet rappelle toutefois que les augmentations tarifaires ne toucheront qu’une partie des assurés. Cette différenciation s’explique par la segmentation et l’individualisation de plus en plus pratiquées par les assureurs. A savoir la prise en compte de l’ge, du sexe ou encore de l’état de santé du souscripteur pour évaluer son exposition au risque et établir un tarif adéquat. « Jusqu’ici les compagnies d’assurance ne segmentaient pas ou très peu. Des MRH ne prenaient pas en compte la situation de l’assuré (locataire ou propriétaire), si le logement se situait au rez-de-chaussée… Alors que ces paramètres permettent de tarifer au plus juste et de fidéliser les souscripteurs de contrats », estime le fondateur de Facts & Figure.

En conséquence, certains assurés présentant peu de risques ne devraient pas voir leur facture grimper quand d’autres pourront avoir de mauvaises surprises.

Source : toutsurmesfinances.com

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